Georges Tony Stoll nous chauffe et nous intrigue !

5 octobre 2012, il est 19 heures dans la petite salle de Beaubourg, et de son estrade assis sur son fauteuil, Georges Tony Stoll est en méditation comme un comédien de théâtre qui va rentrer en scène. La lumière l’éblouit, il a les mains posées sur les genoux et respire régulièrement et calmemement. Jérôme Poggi son galeriste le rejoint sur l’estrade, l’écran derrière eux s’illumine et le film commence pendant près d’une heure: morceaux choisis de vie et d’oeuvres où se mêle personnes et personnages, anonymes et personnes aimées, réalité, fiction et réalité fictionnelle.

Un homme trempe son pinceau dans une peinture bleue électricque recueillie dans une boite d’oeufs et s’en peint les mains et les avants bras.

 » Bonsoir Georges, vous êtes en train de faire une performance ? » le questionne son galeriste. « Non pas du tout » s’amuse celui-ci,  » ce soir c’est à vous de faire le travail, c’est à vous de me chauffer, je vous ai invité pour ça d’ailleurs ! ».

Au cours des images qui défilent et rythment la conférence In Vivo, Georges Tony Stoll se livre non sans humour, il a l’air lui-même étonné d’être là, lui qui ne se considère pas comme un photographe :

« S’intéresser à la photographie ne suppose pas forcément la nécessité d’en faire ! Mais si à un moment donné vous vous sentez volants faites des photos ou autre chose .. mais les photos c’est pas mal ! « .

 

GEORGES TONY STOLL AU CENTRE POMPIDOU

Il rit, il nous taquine, il nous intrigue et nous chauffe simultanément jamais à court d’anecdotes :

 » A Arles, les gens écrivaient des insultes qui étaient presque des mots d’amour sur mes photos qui étaient simplement punaisées au mur, c’est intriguant d’ailleurs de rencontrer autant de professionnels ! » il lâche un  » Waouh » qui lui est propre.  Le public rit de bon coeur ou peut être nerveusement devant tant de sincérité, car il est touchant Georges et c’est plutôt inhabituel de croiser ce genre d’artistes dont l’authenticité rend le public quelque peu mal à l’aise.

Dans la confidence il nous avoue qu’il est fatigué  » d’avoir les yeux ouverts constamment et de tout regarder pour ne pas avoir à se regarder soi-même. »

Il conclut superbement en déclarant:  » Finalement peut être que les artistes sont un peu plus malins que ceux qui ne le sont pas! ». La petite salle qui est à son comble applaudit, l’échange s’achève et le public repart heureux. 

Ce soir là, Georges Tony Stoll plein de malices, qui a  pour habitude de dire que dans son oeuvre la nudité est un costume s’est mis littéralement à nu pour notre plus grand plaisir.

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